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Au moment où disparaissent les barrières douanières, il semblait intéressant de porter le regard sur cette frontière extrêmement artificielle entre la France et la Belgique, qui ne s'appuie sur aucun élément naturel, que ce soit un fleuve ou une montagne… Cette zone frontalière comporte du côté belge comme du côté français des continuités de paysage, de lumière, d'architecture. Elle a été le théâtre partagé des conflits répétés de l'histoire. Les activités économiques, avec en particulier la révolution industrielle autour d'un bassin minier qui va de Liège à Béthune, les ensembles linguistiques ont tissé d'autres solidarités de part et d'autre. Pourtant malgré ces contiguïtés, les ruptures d'ordre culturel, les registres changeants de la palette des couleurs ou encore la disparité de l'habitat, frappent l'observateur.
Autour de la ligne de la frontière, s'est aussi forgé, au fil du temps, un espace particulier marqué par la circulation des hommes et les projections mentales. La préoccupation de Michel Vanden Eeckhoudt pour ce type de lieux troublants et révélateurs a incité le Centre Régional de la Photographie à le solliciter.
Sa réponse, teintée d'un style fait d'ironie et de compassion, transfigure en métaphore cette investigation du réel transfrontalier.
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Michel Vanden Eeckhoudt, Cassel, France, 1996,
36,6 x 54 cm, commande Mission Photographique Transmanche n° 17, Sur la ligne, 1994.
Michel Vanden Eeckhoudt, Dunkerque, France, 1994,
36,2 x 53,1 cm, commande Mission Photographique Transmanche n° 17, Sur la ligne, 1994.
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